June 02, 2008

Bien que j'aille chez vous
sans cesse le long des chemins rêveurs,
La couleur de la fleur de cerise
S'est fanée en vain
Sous la longue pluie
Tandis que dans des pensées à vide
J'ai passé ma vie.
À un qui vient rarement ici
Le vent par les pins
Retentit triste au temps de nuit.
Rapide en effet a été la naissance de mon amour pour vous ,
rapide comme le courant ou les vagues qui se brisent sur les roches hautes tombant dans le fleuve de Yoshino
Parce qu'en pensant à lui
Je m'étais endormie
Sans doute il m'apparut.
Si j'avais su que c'était un rêve
Je ne me serais certes pas réveillée.
Triste et solitaire
Je suis une herbe flottante
À la racine coupée.
Si un courant m'entraîne
Je crois que je le suivrai.
Ono no Komachi - poétesse japonaise (850)
Posted By: kivera | Comment (24)
Japon
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